09.10.2008

RENE BINAME: SOCIETE ANONYME


podcast

Dans une tour de vingt étages / L'été comme l'hiver / Tu travailles pour une société / De cent mille actionnaires / Ton nom ici n'existe pas / Tu n'es qu'un numéro / Pour être sûr de te garder / On te donne ce qu'il faut

Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme


Afin d'augmenter son standing / Un jour la Société / A fait construire / Près du building / Une belle cité / Et l'on t'a dit d'autorité: / "Voici l'appartement / Pour le paiement tout est réglé / T'en aura pour vingt ans"

Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme


Pour les week-ends on est gentil / On te prête une auto / Elle est graissée / Elle est lavée / Une vingt-trois chevaux / Ta p'tite amie te voit de loin / Quand tu viens la chercher / Car sur les portes on lit très bien / Le nom d'la Société

Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme


Après trente ans d'un dur labeur / Courbé par l'ambition / Si même tu finis directeur / Un monsieur au grand nom / Que feras-tu quand arrivera le jour de l'addition / Lorsque les anges près de Saint Pierre / Ensemble te diront:

Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme
Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme
Rien n'est à toi
Tu ne vaux pas un seul centime
Tout appartient à la Société Anonyme

Commentaires

Bonjour,

La Société Anonyme semble tout vouloir posséder ?
Mais qui dans cette société regarde avec le coeur ?
Qui ne rêve pas de posséder comme la Société Anonyme ?
Mais qui dans cette société souhaite posséder le véritable regard,
celui qui libère de la possession, de l'envie de posséder ? Qui ?

Très amicalement, Jack.

Ecrit par : Jack Maudelaire | 09.10.2008

Moi ... mon très cher Jack ... et grâce à toi j'y parviens un peu plus chaque jour.
Société de consommation ... vouloir, vouloir prendre, quitte à déposséder les autres de ce qu'ils ont de précieux, société d'arrivisme, société d'égoïsmes, mais tu sais bien comme moi que certaines âmes ne peuvent être dérobées ...
Tu viens avec moi réaliser quelques esquisses à côté des mots sur un nénuphar déposé par le Très-Haut sur une île où on n'entend que la respiration calme du vent et de son souffle ???..
Je t'embrasse, du regard de mon cœur, dont tu connais les variations.
Eléonore

Ecrit par : Eléonore | 23.10.2008

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