20.08.2008

Où l'on apprend que l'on a tout à gagner



Quand nous n'aurons plus rien à vendre, à marchander ni à troquer. Quand il n'y aura plus de commerce, plus de marché, plus de valeurs à échanger ni titres de propriété.

Nous pourrons enfin décider des richesses que nous produirons et tout ce qui nous sera cher n'aura réellement plus de prix.

Quand nous ne serons plus à vendre à engager, à licencier. Quand nous n'aurons plus de monnaie, de bons d'échange ni de chéquiers, plus de salaires, plus d'honoraires, plus de pourboires, plus de cachets.

Nous pourrons enfin nous parler sans avoir peur de nous montrer. Sans psychologues, sans sexologues, nous pourrons enfin nous aimer.

Sans patrons, sans notaires, sans gendarmes, sans vigiles, sans profs, sans juges, sans contrôleurs, sans congés, sans loisirs, sans temps libre, sans vacances... nous pourrons enfin vivre.

Subhumans-Subvert City



And it all went quiet in the city And the wind blew down the road Someone cried out "Subvert" And the people all went cold Subvert, subvert, subvert, SUBVERT Meanwhile back in Subvert City Someone's writing on the wall "Fuck the government" spray-paint hero Someone wants the state to fall Religious dogma crucified Ritual slaughter, no one lied Living standards were dying morals A state-controlled mass suicide The dying breed of Subvert City Crept into the underground The state police just left them there Blocked the holes, and gassed them down Ten years later they emerged Mutated minds so full of hate Tried again to change the system But this time round it was too late There was no system left to change The people ran the entire land The subverts became politiciand And finally got the upper hand Meanwhile back in Subvert City Someone's writing on the wall "Fuck the government" spray-paint hero But in Subvert City, it's subvert rule Subvert, subvert, subvert, subvert

the exploited-never sell out



Been going on for fucking years now And punks we're going to stay What you see is how it is We'll never sell out no way [Chorus: We'll never sell out Is what I say We'll never sell out no way] I don't give a fuck about you say I do things my own way Because that's the way i've always been And the way it's gonna stay [Chorus] All those cunts that slagged us off Are just a bunch of fucking twats From Big John to Conflict too Disappeared up their own arse [Chorus]

19.08.2008

La classe ouvrière va au paradis

Burn/Queimada- Ennio Morricone/Brando

07Burn Jose Dolores says

18.08.2008

Ile aux fleurs

Visionnez avec plaisir ce petit brulôt cinématographique dénonçant la dictature de l’argent qui détermine les inégalités sociales...

Petit court métrage sur l'ile aux fleurs.. * Titre : L'Île aux fleurs * Titre original : Ilha das Flores * Réalisation : Jorge Furtado * Scénario : Jorge Furtado * Production : Nora Goulart et Monica Schmiedt * Sociétés de production : Giba Assis Brasil / Nora Goulart Casa de Cinema. * Musique : Geraldo Flach * Photographie : Sergio Amon et Roberto Henkin * Montage : Giba Assis Brasil * Décors : Fiapo Barth * Pays d'origine : Brésil * Format : Couleurs - 35 mm * Genre : Documentaire, court métrage * Durée : 12 min * Date de sortie : 1989 (Brésil)

15.05.2008

Rencontre autour du livre subversif 24-25 mai

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11.04.2008

Emeutes de la faim à Haïti

SOLIDARITÉ AVEC LES AFFAMÉS DE VIE EN HAÏTI ET PARTOUT DANS LE MONDE...

De nombreuses explosions ont été entendues en début de soirée à Port-au-Prince après une journée très mouvementée pendant laquelle de nombreux magasins ont été pillés par des groupes manifestants très violents.

Dans le centre-ville de Port-au-Prince, à Pétion-ville, Delmas et sur la route de Frères, des maisons de commerce, des succursales de banques et des résidences ont été attaqués par des groupes de manifestants.

Des véhicules de la Minustah ont été attaqués à plusieurs reprises et des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine de la capitale.

Des barricades ont été placées sur les artères de la ville par des manifestants qui ont jeté des pierres sur des patrouilles de la police et de la mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haïti.

Au moins 60 personnes ont été blessées, une vingtaine ce mercredi. 3 policiers ont été blessés. Depuis le début des évènements, 5 personnes ont tuées aux Cayes.

La PNH tente de contrôler de la situation à Port-au-Prince, a indiqué à Haïti Press Network un responsable de l’institution policière.

Haïti Press Network, 9 avril 2008

Les manifestations de la faim continuent en Haïti. Cinq morts et 60 blessés en une semaine
Les manifestations violentes contre le coût de la vie et la hausse des prix des denrées de base qui secouent Haïti depuis une semaine ont fait 5 morts et plus de 60 blessés, selon un bilan non officiel et encore provisoire. Le calme semblait revenu jeudi en journée. Mercredi, les casques bleus de l’ONU, qui protègent le siège de la présidence à Port-au-Prince, ont à nouveau tiré des gaz lacrymogènes pour refouler les manifestants. Le président R.Préval a appelé au calme. Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain. De son côté, la France a fait part jeudi de sa “grande préoccupation“.

TSR, 10 avril 2008

Suite à notre voyage en Haïti, où nous avons rencontré de nombreux acteurs sociaux sur le terrain, le collectif COLERe a publié une "Lettre" que vous pouvez lire sur notre site web.

08.04.2008

appel à des journées d’action décentralisées, pour les squats et espaces autonomes

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Les vendredi 11 et samedi 12 avril 2008, nous appelons à deux jours de manifestations, d’actions directes, d’informations publiques, de fêtes de rue, d’ouvertures de squats… pour défendre les espaces libres et promouvoir une culture populaire anticapitaliste.
À travers ces deux jours, nous voulons aider à donner plus de visibilité aux espaces autonomes et aux squats en tant que mouvement politique européen et global. Nous voulons créer des solidarités et interconnections entre divers squats et espaces autonomes. Nous voulons continuer à mettre nos lieux en lien avec de nouvelles personnes et de nouvelles luttes. Nous voulons soutenir la création de squats dans des endroits où il y en a peu, dans des endroits où il n’y a pas de mouvement squat, dans des endroits où il est devenu difficile d’ouvrir de tels lieux. Nous voulons construire, étape par étape, notre capacité à dépasser la vague de répression qui s’abat sur nous.
Nous appelons à des actions autonomes et décentralisées en tout genre, en fonction de ce que les gens ressentent comme le plus approprié à leur contexte local. Vous trouverez ci-dessous un peu plus d’explications sur le contenu politique que nous voulons donner à ces deux jours.

Nous sommes partout…

Depuis des siècles, des gens se sont servis d’espaces autonomes ou de squats, urbains ou ruraux, pour reprendre le contrôle de leur vies. Ces espaces se font outils, pratiques et moyens pour mener des luttes. Depuis des décennies, les mouvements squats, en Europe et au delà, ont combattu le développement capitaliste, contribué à des luttes locales, fourni des alternatives aux cultures de profits et de consommation, permis l’existence de centre-sociaux et d’activités participatives en rupture avec l’économie. Ils ont montré la possibilité de s’organiser sans hiérarchies, de créer des réseaux internationaux d’échange et de solidarité; ils ont changé bien des vies, hors du contrôle social et des normes sociétales.
Ces lieux sont de ces rares espaces ressources permettant des réunions & projets militants, la création et dissémination de cultures subversives, la mise en place d’échange non-marchands, le partage des savoirs et l’expérimentation de modes de vie différents, des débats collectifs, des pratiques de recyclage et d’auto-construction, d’autonomie alimentaire et de médias indépendants.
Qu’il s’agisse de squats urbains ou de terrains à la campagne, d’occupations négociées ou de ré-appropriations sauvages, d’usines aménagées ou de bâtiments auto-construits, ces espaces ont en commun d’être autant de refuges pour des rebelles et insoumi·es, exclu·e·s et sans-papier·e· s, entre autres activistes radicaux et sans-logis. Pour nous, quelle que soit leur forme particulière, ces centres sociaux sont cruciaux, et participent d’une dynamique globale de résistance.

Aux quatre coins de l’Europe, la répression avance tous azimuts

Des espaces autonomes ancrés depuis des années sont attaqués: d’Ungdomshuset à Copenhague, en passant par Köpi et Rigaerstraße à Berlin, EKH à Vienne, ou encore l’Espace autogéré des Tanneries de Dijon, les centre sociaux squattés de Londres et d’Amsterdam, Ifanet à Thessalonique… l’heure est à la répression. En France, les squats ont retenu une attention particulière de la part de la police après les mouvements anti-CPE, ainsi que la vague d’actions et d’émeutes ayant émaillé la campagne présidentielle. En Allemagne, de nombreux espaces autonomes ont été perquisitionné s avant le sommet du G8. À Genève et Barcelone, deux anciens bastions de la culture squat, les autorités tentent de mettre un terme au mouvement. Quand bien même il reste possible d’occuper dans certaines villes, force est de constater que c’est déjà devenu un crime dans d’autres pays. À la campagne, l’accès à la terre est de plus en plus dur, et les communautés doivent faire face à des législations sans cesse plus sévères en matière d’hygiène et de sécurité, sans oublier la gentrification par la bourgeoisie et les touristes. Aux quatre coins de l’Europe, nos cultures indépendantes sont menacées.
Il y a quelques mois, nous avons vu trembler les rues de Copenhague, ainsi qu’une explosion de rage partout en Europe, après l’expulsion d’Ungdomshuset. Depuis lors, une série d’évènements et de résistances d’espaces autonomes a contribué à redonner du sens à l’idée de “solidarité internationale”.
Car nous sommes mu·e·s par la même passion, sentons la même détermination, nous heurtons à un même ennemi dans la répression. Nous sommes uni·e·s, par delà les frontières, par notre volonté de construire un monde d’égalité et d’auto-détermination. Îlots de liberté, nous voulons être incontrôlables, et continuer à agir en solidarité, à renforcer nos liens partout dans le monde, malgré les kilomètres qui nous séparent.

Au delà des actions…

Nous souhaiterions aussi que ces journées d’actions puissent inspirer des discussions, permettre de confronter diverses stratégies et possibilités, constituer une occasion de partager. Voici certains des points que nous aimerions aborder:
* Questionner la notion d’”espaces autonomes”; qu’en voulons-nous, quel peut être leur rôle dans des dynamiques de changement social radical? Où peuvent-ils se situer, entre “alternatif” et “confrontationnel” ?
* Échanger informations et idées sur l’étendue des activités qui peuvent exister au sein d’espaces autonomes et leur fonctionnement; interroger notre rapport à la production de biens et de services; encourager le partage de savoirs, particulièrement entre ville et campagne.
* Livrer nos expériences, s’inspirer les un·e·s les autres, comprendre comment fonctionne tel collectif en interne, comment tel autre organise ses activités, comment nous gérons les questions d’agent et d’économie…
* Mettre en perspective nos diverses manières d’acquérir de l’espace ça et là: occupations illégales, auto-constructions, wagenburgs et véhicules, achats collectifs, baux précaires…
* Partager des ressources pratiques et solidarités entre:
- divers·e·s usager·e·s des espaces autonomes (actuels ou potentiels): coopératives, sans-papier·e·s, activistes, travellers, urbain·e·s, ruraux & rurales;
- diverses manières d’utiliser l’espace: activités publiques, espaces de rencontres pour des groupes et projets, espaces d’habitation;
* Permettre l’élaboration de stratégies collectives face à la répression étatique et aux expulsions.

Qui sommes-nous, comment pouvons-nous collaborer sur ce projet et le faire exister?

Pour l’heure, nous sommes un groupe de gens impliqué·e·s dans divers espaces autonomes de part l’Europe, qui a commencé à discuter de cet appel. Nous voulons rencontrer divers collectifs dans les mois qui suivent, voir comment cette proposition de journées d’actions décentralisées est accueillie, et comment les un·e·s et les autres veulent s’impliquer. La réussite de ce projet dépend beaucoup de notre capacité à créer un groupe de travail international plus important. Pour ce faire, une réunion d’organisation est prévue fin novembre, à l’Espace autogéré des Tanneries.

http://april2008. squat.net/

07.04.2008

Rassemblement contre les rafles et les deportations (Molenbeek, 11 avril 2008)

Rassemblement 11 avril 2008 - 19h. Parvis St-Jean-Baptiste, Molenbeek

Contre les rafles et les centres de déportation

C'est arrivé il n'y a pas longtemps. Tu prenais le métro en vitesse et ils étaient là, à la sortie, avec leurs sinistres uniformes. Tout le monde était contrôlé. Certains n'ont pas pu montrer un ticket valide et ont dû donner leurs cartes d'identité. Certains n'avaient même pas de carte d'identité à montrer. Ceux-là, ils ont été séparés, arrêtés et emmenés vers un centre fermé.

Un centre de rapatriement, comme ils appellent ça, en fait c'est juste des prisons. Des gens y sont enfermés, privés de leur liberté. On essaie d'y instaurer la peur par la menace d'une déportation. L'Etat démocratique laisse une trace sanglante, aux frontières comme dans nos quartiers.

Ça suffit! Des gens sont traqués et détenus à un rythme effréné. Pourquoi? Parce qu'ils sont nés ailleurs, parce qu'ils essaient de survivre avec les moyens du bord. Parce qu'il est plus facile d'exploiter et de bâillonner les gens quand une partie possède des papiers et l'autre n'en a pas. Papiers qui permettent aux détenteurs de pouvoir, aux flics, aux politiciens de nous contrôler, de nous monter l'un contre l'autre et de nous dominer. Ce sont eux qui sont responsables de la misère qu'on doit affronter tous les jours.

Nous ne nous laissons plus humilier, traquer, enfermer... Début mars les détenus au centre de déportation de Vottem ont entamé une grève de la faim, quelques jours plus tard, les prisonniers du 127bis à Steenokkerzeel ont suivi. Cachot, menaces, passages à tabac, humiliations sont utilisés pour tenter de les briser.

Fini la résignation! Exprimons notre rage contre les rafles et les centres de déportation.

L'affiche est téléchargéable sur:
http://www.cemab. be/news/2008/ 04/5245.php

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Résistance à l’ordre démocratico-policier qui est le nôtre

http://www.cemab. be/news/2008/ 03/5221.php

Dewael plaide en faveur d'agents dans les bus
BELGA

Mis en ligne le 22/03/2008

Le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael (Open VLD) dit son mécontentement d'avoir appris que les incidents avec des bus de sociétés de transport en commun seraient la conséquence de contrôles de police. Si des jeunes réagissent avec agressivité à des initiatives de la police, ils sont à la mauvaise adresse, selon M. Dewael. "Ces jeunes tireront la paille la plus courte", dit le ministre samedi dans Het Nieuwsblad et Het Volk.

Le ministre de l'Intérieur a pris l'initiative vendredi de demander que l'on prenne contact avec la police d'Anderlecht pour lui proposer, vu la situation actuelle, un appui de la police fédérale. La réponse d'Anderlecht a été positive. La police locale et ses responsables doivent à présent décider eux-mêmes comment utiliser ces agents à Anderlecht.

Le ministre de l'Intérieur estime qu'il ne serait pas déraisonnable de faire intervenir temporairement des agents de police sur les lignes de transport en commun à risques. Il estime que la police doit donner un signal visible pour montrer qu'elle intervient préventivement et que les habitants des quartiers où ont eu lieu des incidents peuvent se sentir rassurés.

On sait désormais à quoi s’attendre. Reste à créer de la solidarité dans les transports pour faire « fuir » la police. Ce qui est important, c’est de rendre visible, par tous les moyens, cette présence policière et les violences qui en découlent. Déjà dans les trains les agressions de jeunes et moins jeunes sont monnaies courantes et la violence subie par les usagers devient de jour en jour plus forte. On a d’ailleurs, il y a peu, assisté à l’arrestation d’un contrôleur entrain d’agresser un usager. Ne laissons pas les médiats nous diviser, refusons cette classification arbitraire et ségrégationniste entre « jeunes violents » et « usager démocratiquement passif ». Montrons à tous que quand un jeune se fait agresser par la police, c’est un acte qui nous est fait à tous car en face de la police nous sommes tous des jeunes violents.

Dans les centres fermés, au Tibet, en escaladant les grilles de l’OTAN, en faisant une grève de la faim, en se révoltant dans les quartiers contre la police, en occupant les universités, en rendant possible des squattes, … partout des groupes de gens se mobilisent en décidant de passer à l’acte, et c’est dans ce passage qu’advient la liberté. C’est en reprenant prise sur nos quotidiens sous contrôle(s) que nous pouvons créer des solidarités effectives et efficaces : ici avec nos camarades en prisons et dans les centres fermés qui n’acceptent pas les conditions de servage qui sont les leurs, avec les jeunes qui se retrouvent en « garde à vue » et subisse les passages à tabac rituels et le racisme d’Etat, avec les militants, activistes, révoltés, enragés qui se retrouvent aussi derrière les même barreaux à subir les mêmes humiliations, injures et violences, souvent avec des différences de degrés en fonction du nom de famille et de la résistance face à l’arrestation. Là-bas avec nos camarades tibétains qui résistent pour changer le cours de leurs existences, malgré l’influence considérable de la CIA qui se cache derrière toutes les actions de soutien au Dalaï-lama de nos amis pacifiste et de la bureaucratie chinoise dont le sang de Tienanmen ne finit pas de sécher sur les canons des chars. Et partout dans les mondes où des groupes se désaffilient de leur identité étatique qui est toujours en dernière instance une identification à la logique du capital, pour passer à l’action et ainsi ouvrir le champ des possibles. C’est dans ces passages toujours singuliers et dans ces ouvertures que nous pouvons produire des solidarités réelles malgré la distance et les différences, car il y a là un universel, une condition de possibilité de la politique, qui n’existe jamais que sous la forme réelle de sa singularisation : l’égalité. Pour être l’égale d’un moine tibétain, d’un sans-papiers en grève de la faim ou en centre fermé, d’un jeune passé à tabac, d’un étudiant qui occupe son université, d’un ouvrier qui tente de faire une grève sauvage, … nous devons détruire l’espace sociale - c’est-à-dire l’espace de la ségrégation, qui veut nous faire nous séparer, nous diviser - en nous dés-identifiant, en nous déprenant de notre identité étatique :

« Sauf des mouchards et des gendarmes
On ne voit plus par les chemins
Que des vieillards tristes en larmes
Des veuves et des orphelins
Paris suinte la misère
Les heureux même sont tremblants
La mode est au conseil de guerre
Et les pavés sont tout sanglants

Oui mais ça branle dans le manche
Les mauvais jours finiront
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront (bis) »

05.12.2007

La poule noire – nouveau squat à Bruxelles

Nous joignons notre pleine et entière solidarité avec les occupants de ce nouveau lieu "squatté", tant sur l’action elle-même (la réappropriation légitime d’un immeuble inoccupé et ainsi détourné de sa fonction initiale de faire du fric), que sur la revendication anti-capitaliste de la finalité de cette action. De ce fait, cette occupation constitue une bouffée d’air frais dans l’insalubre période que nous vivons, basée sur le conforme, la soumission et le politiquement correct. Cette occupation se démarque clairement des tristes gesticulations des gestionnaires de la misère (sociale, relationnelle, affective, etc.) et autre affidés du capitalisme tels les "ministères de la crise du logement" qui bouchent notre horizon.

Nos luttes nous appartiennent!
Osons lutter! Osons vaincre!
SOLIDARITÉ ACTIVE!


**********

Salut !

Vendredi, lors du concert organisé en soutien à la compilation anti-marchande « Taenia Solium », nous avons eu le plaisir d’annoncer aux quelques 250 personnes présentes l’ouverture du nouveau squat : la poule noire.

Vous trouverez ci-dessous le texte de présentation du lieu que nous avons distribué à l’entrée.

Si jamais ce texte vous touche d’une manière ou d’une autre, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Et puis, si vous voulez être mis au courant de ce qui se passe à la poule noire, envoyez-nous un petit mail et on vous mettra dans la liste d’info. (cavamapoule@no-log.org)

Voila, on vous laisse une liste de pendaison de propriétaire :

- meubles en tout genre
- bibliothèques
- livres pour la révolution
- massages insurrectionnaliste s
- couvertures, sacs de couchages,… pour les nights of love qui suivent les days of war... (ou l'inverse)
- couverts, assiettes, verres,…
- chaises, tables,…
- outils à gogo
- chauffages (à gaz, électriques, poele à bois,...)
- …

Bonne lecture et à la prochaine
La poule noire


LA POULE NOIRE

« Pour apprendre ce qu’est la liberté, il n’y a pas d’autre manière que de l’expérimenter. Et pour l’expérimenter, il faut avoir le temps et l’espace nécessaire »

Ca faisait un petit temps que nous ressentions l’envie et le besoin de disposer d’un espace dans lequel nous pourrions avancer des idées et des pratiques révolutionnaires. Un espace de rencontre pour les gens qui veulent en finir avec le capitalisme, l’exploitation et la dépossession de nos vies par tout type d’autorité. Mais aussi un espace dans lequel nous pourrions nous adonner à nos activités comme bon nous semble, loin des contraintes économiques, des soucis de rentabilité,… Un espace qui ne veut pas se limiter a cet espace.

LA POULE NOIRE : UN LIEU DE LUTTES, UN LIEU EN LUTTE

Ce lieu nous l’avons pris, sans autorisation et sans complexe. Non seulement parce que nous ne pourrions nous le procurer autrement, mais aussi parce que nous détestons l’argent et que nous aimons bien trop la vie pour bosser 8h par jour afin de nous procurer ce fric nécessaire à notre survie. Occuper un lieu c’est déjà une manière de mettre en acte le refus de la propriété, des rapports marchands, des privilèges des possédants,…

Alors que la rue est assainie à coups de javel policière, nous constatons la défiguration des villes : des quartiers expropriés et démolis au nom de la spéculation immobilière et une inoccupation massive pendant que d’autres crèvent. Mais pas besoin d’être un spécialiste pour se rendre compte que tout ça est une apparition logique dans cette société complètement submergée par le capitalisme, où tout est marchandise et où la valeur financière est sainte. En ce sens, nous n’occupons pas des maisons vides pour lutter contre l’abandon de ces maisons. C’est le système qui rend cela possible que nous voulons détruire.

Cet espace ne se veut pas être un havre de paix et de liberté face à un « monde extérieur ». Squatter est un acte qui se pose en rupture avec l’ordre dominant. Nous assumons ce choix et savons ce que cela implique : risque d’expulsion, tensions avec le ou la propriétaire, confrontations avec la police,… Le conflit avec le pouvoir ne nous étonne pas. Il se montre à nous de manière plus tangible à chaque fois que nos envies de liberté(s) se confrontent à sa réalité.

SI NOUS VOULONS REPRENDRE L'ENTIERETE DE NOS VIES, NOUS DEVONS EN FINIR AVEC l'ENTIERETE DU SYSTEME CAPITALISTE

Nous faisons le constat souvent visible d’initiatives ne prenant pas en compte la totalitarité du capitalisme qui, lui, touche pourtant à tous les aspects de nos vies tout en les séparant les uns des autres. Par conséquent, nous ne partageons rien avec toute sorte de réformisme qui a pour seul but d’arrondir les angles de ce système. Le rendre plus digeste nous donnerait la nausée.

Nous ne reconnaissons pas les autorités ni leurs lois qui sont autant d’outils pour nous garder dans le rang. Nous estimons être assez sensé-e-s pour pouvoir nous organiser par nous-mêmes en prenant soin les uns des autres. Nous n’avons pas besoin qu’une instance supérieure (bien loin de nos réalités) vienne nous dicter notre manière de nous comporter. Evidemment, tout n’ira pas de soi. Ca grincera, ça coincera, ça clashera aussi probablement, mais c’est dans la résolution de ces conflits que nos idées d’auto-organisation deviennent vivantes.

Dans ce lieu, tout est en devenir, en élaboration. Mais Tout n’est pas pour autant perpétuellement remis en question. Nous nous sommes retrouvé-e-s sur certaines bases et c’est à partir de celles-ci que nous cherchons à libérer des possibilités que ce système ne permet pas. Fonctionner sur des principes non-marchand, d’autonomie et anti-autoritaire ne relève pas pour nous d’un folklore, mais sont des prises de positions sensibles qui nous traversent et prennent naissance dans nos tripes.

LA POULE NOIRE N'EST PAS UN CENTRE CU-CULTUREL (même alternatif)

Pour nous, les activités créatives, la fête, les concerts, la musique,… ne sont pas non plus des moments à part de nos vies. Nous les abordons de la même manière et ne laissons pas nos idées au vestiaire le temps de nous adonner à des activités « extras ». De même, lorsque des concerts, des ateliers, des soirées d’infos,… prennent place dans ce lieu, ce ne sont pas des artistes, des musiciens, des philosophes ou quoi que ce soit qui viennent se représenter. Ce sont des personnes qui partagent nos points de vue anticapitalistes et anti-autoritaires, des gens qui savent comment fonctionne le lieu et pourquoi ils ont envie d’y participer, des gens qui s’y intéressent et sont prêts à lutter pour l’existence de ce genre de lieu. Et c’est vrai que, parmi l’ensemble de leurs occupations, il arrive à ces personnes de peindre, de jouer de la musique, de pratiquer des techniques de cirque, d’écrire des pamphlets, d’éditer des livres… et d’avoir envie de les partager de manière indépendante dans des lieux autonomes.

En ne voulant pas à l’intérieur de ce lieu des événements, des discours, des activités répétant les schémas de la culture dominante, nous ne nous « fermons » pas à des expériences supposées être « enrichissantes malgré tout », nous nous ouvrons à une possibilité infinie de choses passionnantes, car réellement libératrices. Certaines existent déjà et elles y trouveront leur place. Les autres restent à être imaginées et expérimentées.

N’étant pas un centre culturel, ni même un squat d’activités (mais un squat dans lequel peuvent s’organiser des activités), nous n’aurons pas de programmation. Les activités auront lieu selon les envies, les opportunités, les énergies, … sans obligation.

S’il serait mentir que d’affirmer qu’il est possible dans nos vies aujourd’hui de vivre complètement sans argent, cela ne nous empêche pas d’élaborer ici et maintenant un espace où tous les rapports ne seront pas basés sur le profit ou la marchandise, la consommation et son lot de spectateurs passifs. Autant de choses que nous voulons détruire.

LA POULE NOIRE UN LIEU FERMEMENT OUVERT

Nous ne voulons pas soutenir ou renforcer une ‘(contre) culture’ qui glorifie certains styles de musique, modes ou comportements. Nous n’avons pas l’intention d’être une organisation de bénévoles qui donne de l’aide pratique à tous ceux qui en ont besoin et n’assistons personne ni ne faisons la charité. Mais nous sommes ouverts à celles et ceux qui décident de s’organiser en rupture avec ce monde. Sur ces bases nous tissons des liens affinitaires et assumons l’idée de ne pas le faire avec n’importe qui.

Ce texte est une tentative de présentation de réflexions en cours. Si celles-ci te touchent, te posent question, n’hésite pas à passer pour les partager avec nous.

LA POULE NOIRE - 102, rue du moulin - 1210 BRUXELLES

09.10.2007

L'exposition photo sur l'occupation du bâtiment 103 boulevard de Waterloo

Bonjour à toutes et à tous.

L'exposition photo sur l'occupation du bâtiment 103 boulevard de Waterloo est en ligne sur mon site.

http://www.jamesclimente.com/
http://bearjames. googlepages. com/expositionde guepir

Un retour en image sur cette occupation hors du commun ou l'état Belge protégeait celles et ceux qu'il traque habituellement : mal-logé, sans-abri, sans-papier, face à l'église de scientologie.

Les bénefices sont partagées avec le collectif 103.


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23.07.2007

Grève illimitée

Grève illimitée
Parole et musique: Dominique Grange

Grève illimitée
Les portes se ferment
Les piquets se forment
Grève illimitée
Les bras fatigués
Délaissent la chaîne
Les tours sont muets
Grève illimitée
Grève illimitée

Quand elle monte des usines
La colère, la colère
Quand elle monte des usines
La colère a la voix des machines


Ce n’est qu’un début
Tout s’immobilise
On parle de crise
Ce n’est qu’un début
On marche beaucoup
Paris sans essence
Dialogue partout
Ce n’est qu’un début
Ce n’est qu’un début

Quand elle marche dans la rue
La colère, la colère
Quand elle marche dans la rue
La colère n’a que ses poings nus


La révolution
Le mot est lâché
En plein mois de mai
La révolution
Entre les pavés
Des fleurs vont pousser
Pour tous ceux qui font
La révolution
La révolution

Quand elle unit les camarades
La colère, la colère
Quand elle unit les camarades
La colère monte en barricades


La Sorbonne libre
Censier, l’Odéon
Partout l’amitié
La Sorbonne libre
Ils nous ont chassés
A coups de matraques
Ils nous ont volé
La Sorbonne libre
La Sorbonne libre

Quand on bâillonne la colère
La colère, la colère
Quand on bâillonne la colère
Elle fait le tour de la terre.


Ce n’est qu’un début
On est toujours là
Tenons le combat
Ce n’est qu’un début

Nous avons le temps
D’aller en prison
Nous avons vingt ans
Ce n’est qu’un début
Ce n’est qu’un début

Continuons le combat

http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Greve-Illimitee.htm

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04.06.2007

OSONS!!!

OSONS LUTTER !!! OSONS VAINCRE !!!

Voulons-nous plus de logements sociaux ???
NON ! Nous voulons le luxe des palaces !!!

Voulons-nous plus de « mixité sociale » ???
NON !!! Nous voulons la fin des privilèges !!!

Voulons-nous plus d'argent pour le « droit au logement » ???
NON !!! Nous refusons la dictature de l'argent sur nos vies !!!

Voulons-nous une misère « plus humaine » ???
NON !!! Nous voulons l'éradication de la misère !!!

OSONS LUTTER !!! OSONS VAINCRE !!!

Collectif Organisé de Locataires En Résistance [COLERe]

16.05.2007

Réponse au "Ministère de la crise du logement"

Nous partageons les faits suivants :

Qu’il existe de vraies solutions à la crise du logement ;
Que la crise fait rage à Bruxelles et qu’un nombre croissant d’habitants sont obligés de se rabattre sur des logements insalubres ou inadaptés à leurs besoins et que d’autres toujours plus nombreux se retrouvent à la rue ;
Que selon les déclarations gouvernementales, la crise du logement est la préoccupation numéro un et que les effets pratiques de cette volonté se font attendre ;
Que les décideurs déplorent la situation et restent immobiles mis à part des gestes symboliques ;
Que des logements sont abandonnés et que les autorités publiques n’utilisent pas la loi « Onkelinx », le droit de gestion publique et le droit de réquisition des logements vides ;
Que le logement social représente 8% du parc immobilier Bruxellois et que c’est beaucoup moins que dans les capitales qui nous entourent ;
Que la promesse de Mr Picqué attend toujours exécution et que la région et les sociétés de logements sociaux ainsi que les communes disposent de terrains suffisants ;
Que les loyers sont trop élevés et que seuls les riches ont encore les moyens de s’installer dans la capitale ;
Que l’emballement des prix doit cesser.

Nous ne partageons pas les revendications suivantes :

« Le droit à la propriété privé ne doit pas entraver le droit au logement », car de fait, la propriété privée entrave le droit au logement et que la politique du logement est déterminée par le profit.
« Un nouveau départ pour le plan logement en doublant le nombre de logements sociaux ». De fait, pourquoi seulement 2 fois et pas 10 fois premièrement, secondement pourquoi plus de logements de merde, de ghettos, de tours, de constructions avec des matériaux de merde , une qualité de vie de merde , une habitude misérabiliste ?
« Le marché locatif privé doit constituer la cible prioritaire des mesures contre les mal logés » grâce à « un code des loyers » qui « définit le prix des logements » et « accompagné d’avantages fiscaux ». De fait, il s’agit des propositions gouvernementales qui s’appliqueraient comme suit : logements de luxe à prix de luxe et taudis à prix taudis.
Ceux qui bénéficient d’un revenu de remplacement bénéficieraient d’ « une allocation loyer pour retrouver leur liberté de choix ». De fait, les travailleurs salariés sont aussi touchés par la crise du logement, pourquoi ne bénéficieraient- ils pas également d’une allocation loyer ? De plus, il existe déjà les ADIL (Allocation Déménagement Installation et de Loyer). Nous voulons toujours plus et toujours mieux. Donc une allocation loyer qui permet d’augmenter les revenus : oui. Mais nous savons que les loyers augmenteront et ce n’est pas un contrôle des loyers qui permettra le « libre choix » Notons qu’il n’y a que la liberté de choix du profit… A bon entendeur…

Propositions de revendications:

· Nos revendications ne sont pas quantifiables.
· Nous voulons toujours plus et toujours mieux.
· Nous sommes pour toutes les mesures qui améliorent réellement nos conditions de vie.
· Nous revendiquons le LUXE des palaces pour tous.
· Humains de tous pays, même combat !

07.05.2007

Proposition de tract à propos de la lutte commune

Nous Sommes Tout. Unissons-Nous !

A la question « sans-papiers- sans logements », nous répondons : NOUS SOMMES assoiffés de Vie !

Le système social est global, inter-national. Partout, Tous, Nous Survivons sous la dictature de l’argent. Elle voudrait tellement que nous nous contentions des objets qu’elle produit, que nous nous soumettions toujours plus aux relations inhumaines qu’elle s’épuisent à maintenir, et que nous nous reconnaissions dans sa folie séparatiste !

Nous avons des besoins qu’aucunes réformes, aucunes idéologies ne sauraient satisfaire !

Car à la différence des machines nous avons besoin de Respirer, de Vivre, de Rire, de Jouir, de Crier, d’Aimer et être aimé, de Reconnaissance, D’être ensemble, de Pleurer, de Parler, de Dormir, de Jouer, de Caresser, de Paysages,de Voyages, de Perspectives, d’Être ensemble, de Se toucher, de S’embrasser, de Chaleur, d’Espace, d’Être seul, de Choisir…

Et aussi besoin qu’on arrête de juger, qu’on arrête de mentir, cacher, nier, justifier, contrôler, soumettre, réprimer, manipuler, dire non à tout, tout le temps ; besoin qu’on se relie au tout qui nous est lié, qu’on se réveille, qu’on retrousse nos manches, qu’on arrête d’avoir peur.

18.04.2007

[COLERe] présentation historique

Le collectif COLERe est né en 2003.

D’unions de locataires luttant pour le droit au logement décent à Bruxelles qui ne se reconnaissaient plus dans la politique menée par leur fédération, elles se sont associées avec les familles qu’elles côtoient quotidiennement pour organiser ce qu’elles ont appelé le Collectif COLERe, autrement dit : COLLECTIF ORGANISÉ DE LOCATAIRES EN RÉSISTANCE.

En effet, la situation de ‘crise du logement’ est de plus en plus forte et les moyens pour y palier, de plus en plus inefficaces. Les gens en ‘mal de logement’ sont de plus en plus nombreux et vivent dans des conditions de plus en plus inhumaines. Ils descendent dans les caves, voire les égouts.
C’est donc d’un bilan nourri du vécu quotidien commun, qu’un mouvement vers le changement pousse ces personnes à réagir contre une politique qui ne répond pas aux besoins de la population, à réagir contre l’injustice.
En collaboration avec ces trois Unions de Locataires (à savoir l’union des locataires de Saint-Gilles (ULSG), l’union des locataires des Marolles (ULM et l’association des locataires de Molenbeeck-Koekelbe rg (ALMK)), d’autres organisations ce sont associées, tel le Front des Sans Domicile Fixe, la Fée Coopérative, le Syndicat des Locataires et le Comité Général d’Action des Marolles.

Aujourd’hui, le collectif a derrière lui une série d’expériences qui nous poussent à penser la question du logement au-delà des frontières de sa crise. Nous avons appris par nos manifestations qu’il ne s’agit pas d’un phénomène isolé d’autres sphères de la vie courante. C’est plus que cela encore. C’est La dictature de l’argent. Sans argent, pas de logement décent ; à chacun selon la place qu’il occupe dans la hiérarchie sociale.
Au fur et à mesure, deux tendances se sont dégagées au sein du groupe : l’une revendiquée par l’ALMK voulant agir de façon spécifique, au « cas par cas », tandis que la seconde tendance (ULM et ULSG) intègre la sphère individuelle dans son contexte, comme dépassement du particularisme. Initialement donc, le collectif COLERe se voulait différent de ce qui existe sur le marché des bonnes âmes associatives. Cependant, nous n’avons pas pu assumer pleinement cette différence, pris dans nos propres contradictions : entre la gestion et la revendication. D’où la nécessité pour nous de nous détacher des associations qui étaient à la base du collectif. Le collectif s’est scindé.
Seule la seconde tendance a décidé de continuer la lutte sous la bannière de COLERe, avec une vision mondiale et critique de la société capitaliste. Sans renier la nécessité de connaître les difficultés et caractéristiques d’une zone et d’un secteur pour mieux agir et comprendre notre environnement proche (en l’occurrence pour nous Bruxelles et la question du logement), il est tout aussi fondamental d’inscrire ce rapport dans un contexte plus large dans lequel il est impliqué qu’il le veuille ou non : nous vivons tous sur la même planète, et il ne faut pas avoir fait sciences-po pour savoir que la politique-économique est mondiale, géostratégique. Le « néolibéralisme », comme on aime a l’appeler sévit partout dans le monde : on a pas encore vu un autre système d’échange que celui de la dictature de l’argent ou ses formes apparentées tel le troc ! Que la dictature soit sociale, rouge ou blanche ; c’est toujours la dictature ! Le Collectif COLERe n’est dès lors plus l’émanation des unions de locataires, mais un collectif de personnes autonomes.

- Ce que nous voulons -

Nos spécificités sont initialement sectorielles et géographique. La question du logement, l’organisation des habitants et leur mobilisation pour l’avancement de revendications fortes sont notre secteur. Bruxelles est notre terrain géographique. Mais Nous ne voulons pas rester fixé et contingenté à nos ‘petits’ horizons.
A partir du logement, nous voulons aborder toutes les sphères de la question sociale qui évidemment sont intimement liées (le monde est global !). A partir de Bruxelles nous voulons étendre notre lutte à la Belgique, à l’Europe, au Monde : le monde est mondial ! Nous ne voulons pas de cette idéologie qui voudrait nous faire croire que la promotion sociale est le cheval de bataille, comme fer de lance du ‘moindre mal’, car il ne s’agit pas de volonté, niant complètement les raisons de la stratification sociale.
En conséquence, nous nous refusons au minimum, nous voulons la liberté pour nous tous d’avoir réellement le « choix ». Ce « choix » étant conditionné par les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons nous limiter aux seuls traitements de la « crise du logement » avec des solutions qui ne font qu’élargir les brèches. Nous rejetons cette politique de ségrégation sociale. Nous refusons d’y collaborer en nous posant comme victimes ou comme gestionnaires d’un système. Une seule résultante : nous devons nous unir pour un but commun : lutter ensemble pour de meilleures conditions de vie.
Nous voulons lutter contre la dictature de l’argent qui détermine les inégalités sociales, notamment en matière de logement. Et puisque le politique, en tant que « représentant » des intérêts généraux de cette société, n’est interpellé qu’à condition que l’on crée un rapport de force qui nous serait favorable : COLERe s’organise pour le développer.

- Moyens d’actions –

D’une part, ne sachant pas exactement comment agir pour que les choses changent réellement, nous avons décidé de réfléchir et d’informer sur ce qui ne change rien, afin que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas.
D’autre part, il parait essentiel de développer un partenariat avec toute personne, groupe ou organisation, d’ici et d’ailleurs, souhaitant s’organiser en vue de porter d’une voix unie une volonté commune, en vue d’établir un rapport de force nécessaire. Le développement du partenariat international est dès lors très important. D’abord parce qu’il permet de mieux comprendre ce qui se passe au-delà des frontières et de relayer les événements. Ensuite, parce que nous sommes tous dans un seul et unique système, c’est le système social le plus large. Et soyons clair : il n’y a pas de dehors. Rien ne peut être alternatif. Il n’y a pas a aménager non plus : il y a à transformer. Dans l’état actuel, cette transformation ne peut être que mondiale. Tout est en lien, l’isolement n’est que dans nos têtes, et généré par l’idéologie dominante. Rien n’est en dehors, tout est dans tout, même la marge reste dans le cadre de la feuille.
Aussi, organiser une solidarité avec le « ici » et le « là-bas » nous permet de mener ce combat plus fort et en ce jour, vital. D’autant plus encore, car aujourd’hui plus qu’hier, le système social assassine nos ressources : la Terre. Sans vouloir déborder sur de graves problèmes écologiques, il ne s’agit plus seulement de nos guerres intestines, mais de notre survie sur une planète où l’activité capitaliste créée et renforce des dégénérescences telles que la pollution qui, non seulement nous tue, mais en plus rend les possibilités de « guérisons » de moins en moins envisageables.
C’est pourquoi, décidé à mettre l’ ÊTRE HUMAIN au centre des préoccupations, il faut que chacun d’entre nous puisse se reconnaître comme tel. La seule manière pour cela est d’aller à la rencontre de l’autre.

Extrait de la lettre de COLERe n°1, septembre/octobre 2004

04.04.2007

Ainsi squattent-ils


07.11.2006

OCCUPATION DU 100-103 BOULEVARD DE WATERLOO

medium_colere.2.jpglesoccupantsdu103.spaces.live.com

C’EST VIDE? NOUS OCCUPONS!

Il est devenu impossible de se loger
de manière décente et à un prix abordable

IL Y A PLUS DE 30.000 DEMANDES DE LOGEMENTS SOCIAUX ET ENTRE 15.000 ET 20.000 LOGEMENTS VIDES A BRUXELLES.

C’est impossible!
Il faut que cela cesse!
Que font les “responsables”?
Que faites-vous? Que faisons-nous?
Rester passif? Certainement pas!
Alors mobilisons-nous pour que cela change!
Organisons-nous pour de meilleures conditions de vie,
Ensemble, nous sommes plus forts!

Depuis le 28 Septembre 2006 nous occupons les anciens locaux de la Commission Communautaire Française, Boulevard de Waterloo 100-103, un immeuble de ± 10.000 m².

Ce bâtiment est vide depuis 4 ans. En décembre 2005 il été racheté par une société de droit Américain afin de le louer vraisemblablement à l’église de Scientologie qui a le projet d’y baser son Centre Européen!

Si vous avez des questions, des remarques, des plaintes ou des propositions concernant cette occupation, n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes aussi là pour vous écouter et nous organiser ensemble.

Amicalement, les occupants du “103”
100-103, Boulevard de Waterloo, 1000 BXL
E-mail: lesoccupantsdu103@hotmail.com, lesoccupantsdu103@yahoo.fr
Site Web: lesoccupantsdu103.spaces.live.com

21.06.2006

COLERe

RBDH revendique plus de logements sociaux...
COLERe revendique le luxe des palaces!

RBDH revendique plus de "mixité sociale"...
COLERe revendique la fin des privilèges!

RBDH demande plus d'argent pour le "droit au logement"...
COLERe dénonce la dictature de l'argent sur nos vies!

RBDH revendique une misère "plus humaine"...
COLERe revendique l'éradication de la misère!

Qu'est-ce qui nous unit? RIEN!
Qu'est-ce qui nous sépare? TOUT!

[COLERe] Révolte-toi pour un toit !

Constats :

Les loyers sont de plus en plus élevés et les prix d’acquisition le sont tout autant. La moitié de la population vivant sur le territoire bruxellois a moins de 1000 € par mois tandis que nombre de propriétaires refusent de louer leur bien pour des raisons économiques et/ou ethniques. Même les gens qui travaillent ont de plus en plus de mal à trouver un logement avec un « loyer abordable ». Les solutions qu’offre la Région bruxelloise sont inefficaces car limitées, bureaucratiques et, finalement, ne font que maintenir la situation actuelle de misère sociale. Au contraire, une véritable politique de ségrégation est instituée car la politique régionale se focalise de plus en plus sur l’attractivité de la Région bruxelloise pour les ménages aux revenus moyens et élevés : embellissement des quartiers, construction de bureaux, de logements moyens, politique de rénovation des habitations, extension de l’Union Européenne, tout cela favorisant une hausse vertigineuse des loyers que les quelques opérations de rénovation sociale n’arriveront certainement pas à combler. Bruxelles ghetto de riches ?

La question mérite d’être posée puisque tout ce processus de « modernisation » entraîne un effet pervers. De plus en plus de familles sont en effet contraintes de louer des appartements insalubres, des caves, voire même de se retrouver à la rue. L’humidité, les fuites de gaz, l’installation électrique défectueuse, l’absence d’aération, l’installation sanitaire vétuste, le délabrement du logement, le surpeuplement,… bref, la précarité des conditions d’habitation, de vie, d’existence, avec leurs conséquences sur la santé physique et mentale, sont autant de phénomènes de plus en plus récurrents dans la capitale de l’Europe. On le voit, l’accès au logement pour tous est donc un leurre.

Etant dans une société où existent des différences sociales, l’habitat sera différent selon la place occupée dans la hiérarchie sociale. Aussi, il nous faut placer l’habitat dans un rapport social, déterminé aujourd’hui par la société capitaliste et la notion de profit qu’elle implique. Ceux qui ont de l’argent auront de beaux logements, ceux qui n’en ont pas s’entasseront dans des taudis.

Ce que nous voulons :

Nous unir pour un but commun : lutter ensemble pour de meilleures conditions de vie. Nous refusons que nos besoins soient d’abord à peine considérés, ou au « mieux », relégués au « minimum vital ». De « besoins », il ne faut pas seulement en comprendre le sens premier, comme s’abriter, ce qui reviendrait à revendiquer un minimum, mais aussi et surtout la liberté pour nous tous, d’avoir réellement le « choix ».

Sachant dès lors que ce « choix » est conditionné par les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons nous limiter aux seuls traitements de la « crise du logement » avec des solutions qui ne font qu’élargir les brèches. Nous rejetons cette politique de ségrégation sociale. Nous refusons d’y collaborer en nous posant comme victimes ou comme gestionnaires d’un système.

Nous voulons lutter contre la dictature de l’argent qui détermine les inégalités sociales, notamment en matière de logement. Et puisque le politique, en tant que « représentant » des intérêts généraux de cette société, n’est interpellé qu’à condition que de créer un rapport de force qui nous serait favorable : COLERe s’organise pour le développer. Trop d’entre nous sont suspendus au bon vouloir de ceux qui ont du pouvoir sur nos existences.

Transformons notre désespoir en colère !
Ensemble, nous sommes plus forts !
Nous ne sommes rien, soyons TOUT !


Collectif Organisé de Locataires En Résistance [COLERe]
Siège social : 131 avenue Henri Jaspar (bte 1), 1060 Bruxelles, Belgique
Email : collectifcolere@yahoo.fr // Site : http://geocities.com/collectifcolere
Groupe de discussion : http://fr.groups.yahoo.com/group/colere
N° de compte : 001-4410716-08 (avec la mention « soutien COLERe »)

Des centaines de manifestants pour le droit au logement à Bruxelles

Des centaines de manifestants pour le droit au logement à Bruxelles

le 16-6-2006 14:42

Un millier de personnes, 800 selon la police, ont entamé vers 12h30 une manifestation au départ du Nouveau marché aux grains, à Bruxelles, pour la défense du droit à l'habitat dans la capitale. Les manifestants réclament deux fois plus de logements sociaux et l'introduction d'une allocation-loyer liée au contrôle des loyers.
"De plus en plus de ménages bruxellois sont confrontés au choix impossible d'habiter dans un taudis ou un appartement trop petit, louer un appartement trop cher ou quitter Bruxelles", estime le Rassemblement bruxellois pour le droit à l'habitat (RBDH), à l'origine de la manifestation, soutenue également par plusieurs syndicats. L'association dénonce la non-application, par la secrétaire d'Etat bruxelloise au Logement, Françoise Dupuis, de son "plan pour l'avenir du logement dans lequel elle promettait de construire 5.000 nouveaux logements publics en cinq ans". Elle réclame au gouvernement bruxellois la mise en oeuvre urgente de ce plan, mais aussi l'introduction d'une allocation-loyer avant la fin de l'année (de manière à rendre le marché privé accessible aux familles plus pauvres) et le contrôle des loyers.

Le RBDH stigmatise les longs délais avant la mise en adjudication, alors que les situations de nombre de demandeurs de logement sont critiques. La secrétaire d'Etat Françoise Dupuis, de son côté, fait part de sa volonté de faire avancer les dossiers, mais "il est difficile d'aller plus vite que les procédures", selon son porte-parole. Ces procédures de marché public, de demande et de respect des permis, mais aussi de consultation des riverains prennent du temps, indique-t-il. A cet égard, la perspective des élections communales ne peut que donner un coup d'accélérateur à certains dossiers, selon le cabinet Dupuis.
La secrétaire d'Etat bruxelloise au Logement rappelle que le gouvernement bruxellois a approuvé le 11 mai dernier le nouveau plan quadriennal de rénovation du parc de près de 38.000 logements sociaux dans la capitale, pour une enveloppe de 200 millions d'euros. La deuxième phase du plan logement a également été approuvée début juin, ce qui permettra aux négociations avec les propriétaires de terrain de se poursuivre. Environs 600 logements pourront être construits dans cette deuxième phase. La secrétaire d'Etat rappelle que 1.300 logements sociaux ont déjà été créés depuis le début de la législature.